Table des matières

Dossier: Quel portrait du XXe siècle trace le cinéma ?

Fight Club
RAPHAËL ARTEAU MCNEIL

Nihilisme d’hier et d’aujourd’hui
GUILLAUME LAVALLÉE

Souvenir intime de notre déracinement : idéologie et psychologie
DAVID NADEAU-BERNATCHEZ

Andreï Tarkovski : nostalgie et rédemption
YANNICK LACROIX
MARTIN GUILBAULT

Commentaires

Fukuyama et le devenir cosmopolitique
MATHIEU ROBITAILLE

Titus Andronicus, ou le problème des dieux chez Shakespeare
MARC-ANDRÉ NADEAU

Au coeur du lien d’humanité : la tendresse. En souvenir de John Merrick
JOHANNE ARSENEAULT

Quel portrait du XXe siècle trace le cinéma ?

Au XXe siècle, l’art a entrepris un véritable dialogue critique avec ses anciens canons : la déconstruction dadaïste dans les arts plastiques ou l’atonalité en musique en sont deux manifestations patentes. Toutefois, en ce qui concerne le cinéma, la situation semble s’être posée autrement, puisqu’en émergeant au XXe siècle, le cinéma n’a pas eu à reconstruire ses canons, mais tout simplement à lesconstituer. Alors que certaines formes artistiques tirent leur contenu d’une dialectique avec les siècles précédents, le cinéma tire sa substance même du siècle qui l’a vu jaillir.

Nous avons cru bon, dans ce tout premier numéro, de nous pencher sur la relation qu’entretient le cinéma avec son siècle, d’où la question : Quelle lecture du XXe siècle trace le cinéma ? Cette vaste problématique rejoint tant la philosophie que l’histoire ou l’art. Elle permet d’aborder des films récents traversés par des quêtes de sens (Fight Club), de reconsidérer la question de la mort de Dieu chez Woody Allen, de dégager l’être (ou le néant ?) du cinéma québécois actuel pour visiter le travail d’un des plus profonds cinéastes, Andreï Tarkovski. S’intéresser au cinéma, pour ce premier dossier de la revue Phares, c’est dérouler la bobine des temps modernes pour projeter quelques éclairages sur des zones d’ombre et de brouillard.

GUILLAUME LAVALLÉE